2015/11/29

Retour d'exposition 2 - Elizabeth Vigée-Lebrun au Grand Palais

Une autre cible de ma virée dans les musées parisiens était l'exposition que le Grand Palais consacre actuellement à la portraitiste Elizabeth Vigée-Lebrun.

Vigée-Lebrun, c'est un peu un monument à part entière chez les costumières qui s'intéressent à la fin du XVIIIème siècle. Après des années à décortiquer ce que portent les belles dames de ses tableaux, j'étais passablement impatiente de les voir "en vrai".

Une grande exposition

La première chose à dire, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup de pièces. De musées français et étrangers, et aussi de collections particulières. Des tableaux qu'on risque donc de ne pas revoir très facilement.
Exposition Vigée-Lebrun au Grand Palais
Les photographies sont autorisées sauf de certains tableaux pour lesquels l’interdiction est spécifiée sur le cartel.
Les deux étages sont copieusement remplis d’œuvres de la peintre et de ses contemporains (youpi, une mise en contexte !). Il y a beaucoup de choses connues à très connues. A quelques petites exceptions près en toute fin d'expo, ce n'est que du portrait. Je n'aurais pas dit non à voir aussi ses paysages, cependant.

Une exposition très peuplée

Le gros point noir de ma visite, c'était la foule. Il y avait, beaucoup, beaucoup de monde, ça se marchait sur les pieds, se gênait pour regarder les tableaux - 10 personnes sur chaque tableau et des tableaux jusqu'au des murs, ça fait des embouteillages, ça se rentre dedans au niveau des angles. L'impression est renforcée quand, dès l'entrée de l'expo, il se forme un gros encombrement de gens en train d'attendre que l'audioguide du premier tableau se termine. J'ai maudit les audio-guides ce jour-là.
Avec autant de monde dans pas assez d'espace, tout le monde était un peu sur les nerfs et les gens s'énervaient assez vite.
Exposition grand Palais, portraits de Vigée Lebrun
Pourtant nous avions choisi une journée et un horaire a priori creux, nous étions arrivées pour l'ouverture. Soit ce n'était pas si creux que ça, soit l'exposition est vraiment très très fréquentée. si comme moi vous êtes mal à l'aise dans les foules, renseignez-vous bien avant d'y aller.
Le  monde s'est décanté après deux premières salles assez cauchemardesques, et au premier étage le trafic était nettement plus fluide et agréable. Soit que nous ayons pris beaucoup de temps et que les gens soient sortis, soit que les visiteurs se concentrent surtout sur les auto-portraits et la famille royale au rez-de-chaussée.

Un travail didactique réduit

J'ai vu beaucoup de très beaux portraits, mais je regrette un peu la légèreté du contenu des cartels. On y trouve pas mal d'informations sur les personnages peints et leurs liens matrimoniaux et parfois extra-matrimoniaux (ce qui me fait, je l'avoue, une belle jambe), mais il y a peu de choses sur la technique elle-même  (insérez ici une Marion déçue).

Et vive la Reine !

C'est un peu le risque de base avec Vigée-Lebrun, de se concentrer sur le côté rich & famous. L'exposition a ce parti pris admiratif des cercles royaux qui m'agace régulièrement parmi les amateurs de XVIIIème siècle. Mention spéciale à la librairie du musée, consacrée à 50% à Marie-Antoinette, avec pour les enfants un ouvrage aussi didactique que Les P'tis Docs, les Princesses (en général j'adore cette collection, pourtant).


L'exposition reste d'une grande richesses au niveau des œuvres, et je ne peux que vous la recommander si vous en avez l'occasion.

Exposition Elizabeth Louise Vigée-Lebrun, du 23 septembre 2015 au 11 janvier 2016 au Grand Palais
Ouvert le mercredi de 10h à 22h, les autres jours de 10h à 20h. Fermé le mardi.

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