2014/01/06

Où l'on parle de tablier...

J'ai fini un ONF (Objet Non Fini) qui traînait - je l'avais commencé pendant une semaine d'une session de JdR intense, un projet de couture main étant tout simplement idéal pour sauver le monde, les empires romains d'Orient et d'Occident, et surtout sa propre (et infernale) peau. L'envie était née en voyant chez mon dealer des mélanges coton-lin teints fil-à-fil blanc naturel et indigo. Le genre de chose qui crie "XVIIIme pratique" à mes oreilles (ou plus chwanana). Ca tombe bien, plus le temps passe, plus mes envies de XVIIIme tendent vers le pratique, le plus populaire. Je crois que j'ai trop vu d'anglaise en soie-froufrous...
Tablier XVIIIme
Photo très mal mannequinée, mais ça donne
une idée.
Donc, pendant que je n'interprétais pas Madame Pluton, j'ai donc passé une semaine en août à coudre un fichu et un tablier XVIIIme. Je vous épargne les photos du fichu non porté : c'est un carré, ourlé à la main. Alors comme il n'est pas super petit, ça a pris des plombes à ourler, forcément, et c'est sa seule et unique spécificité.
Tablier XVIIImeLe tablier lui, a eu une histoire un peu plus mouvementée. Bon, déjà, le patron est un peu plus chiadé - je ne revendique aucune originalité, Costume Close-Up (qui recommande rayures et carreaux pour les tabliers "de travail") est mon ami, encore et toujours. Je l'ai suivi à la lettre.
Enfin presque à la lettre... En jonglant avec un thermos de thé, un mini-PC pour prendre des notes sur les intrigues diverses, un crayon (et encore, je n'avais pas la trousse de dés à trimbaler !), j'ai découpé la partie haute un peu à la va-vite et... beaucoup trop étroite ! Ça n'allait même pas d'un sein à l'autre, autant dire que pour un tablier de travail, ça ne le faisait pas.
J'ai pleuré, je me suis roulé par terre, j’ai hésité à tout jeter (ou alors je me suis noyée dans la tartiflette, autre alternative pour survivre à un tel malheur). J'ai hésité à découper une nouvelle pièce, mais j'ai préféré économiser le tissu (sait-on jamais, en cas d'guerre, en cas d'crise, ou d'victoire de la Gauche...) - j'ai piécé (j'en connais une à qui ça va plaire).

Piéçage avec couture rabattue, donc, et à la main pour changer :
De g. à dr. : vue extérieure puis intérieure.

Tablier XVIIImeNiveau construction, j'ai globalement suivi les instructions du livre. Les deux parties du tablier sont finies séparément puis cousues ensemble par un petit surjet. La seule chose que j’ai faite différemment, c'est que la ceinture est cousue avec un mélange de point avant et point arrière au lieu d'un simple point d'ourlet, parce que juste le point d'ourlet, je le sentais pas.
J'ai aussi du piécer les cordons, parce que je suis un peu distraite des fois, et que je les ai d'abord coupé en suivant le patron. Et en faisant totalement abstraction de la mention dans le texte que les cordons originaux sont manquants, et remplacés par une boucle de fil pour en passer de nouveaux. D'oh !
Du coup, on rajoute un morceau de chaque côté, et tant qu'à faire, je les ai faits assez longs pour pouvoir les ramener sur le devant si nécessaire.

Je suis soit très optimiste, soit un peu maso, et j'ai envie de retenter les Historical Sew Fortnightly cette année, donc hop, voilà le premier ! (post avec les spécs en Anglais juste après)

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