2013/10/04

Plaisirs coupables

Je viens d'enlever un quart des volants méticuleusement coupés, ourlés, repassés et en partie fixés à mon jupon en taffetas 1893. Je viens de découvrir l'eau chaude en fait : le taffetas polyester que j'ai n'a pas du tout le même poids qu'un taffetas de soie d'époque. Trop lourd, l'excès de fronces dans le bas plombait le tombé de la jupe, c'était pas équilibré, pas élégant, bref, hop, on donne un (ou plusieurs) grand((s) coup(s) de ciseaux, et on reprend.
Comme j'avais quand même passé un certain temps dessus, l'idée de mettre à la corbeille toute une partie du boulot m'a un poil frustrée. J'ai hésité un moment, et comme je n'aime pas rester à ne rien faire en contemplant une pièce qui a besoin de "mûrir" un peu, j'ai passé le temps en petits plaisirs plus ou moins coupables...

Graver... ma plaque "Griffon". Une plaque que j'ai dessinée parce que j'avais un reste de lino dans une forme bizarre, sans trop d'idée de quoi en faire. Dessinée sans trop avoir de plan, j'ai improvisé un fond, travaillé les textures por obtenir une plaque qui me plaise en elle-même.


Regarder de la télé-réalité. Oui là, je sais, ça fait un peu trash tout de suite. Graver c'est "méditatif" selon certains, moi j'aime bien avoir un fond sonore en même temps (pareil quand je couds à la main, notez). Mais Euhttention ! Je suis snob de la télé-réalité ! La seule émission que je regarde c'est Project Runway - une émission américaine qui parle de... couture ! On prend un groupe de designers de mode, on leur lance des défis plus ou moins tordus ("faites une tenue inspirée d'une glace au yaourt en utilisant des peluches, des sombreros et des ballons en plastique, vous avez 12 heures"... saison 12), on en élimine un chaque semaine, et les trois derniers en lice présentent chacun une mini-collection à la Fashion Week de New-York. Alors bien sûr il y a le lot de drama queens traditionnels, de coups tordus et de médisance devant la caméra, mais surtout, c'est une occasion de voir travailler des gens incroyablement doués et une source phénoménale d'inspiration. Et puis il y a le "mentor" fabuleux, Tim Gunn, probablement le seul homme au monde capable d'avoir la classe avec un noeud pap'.

Boire du thé... forcément. En zonant sur des sites de déco intérieure par exemple, ou en parcourant ma liste de blogs.

Mes étiquettes !!!
Faire des trucs longs et minutieux à la main, comme assembler deux largeurs de dentelles à la main ou réépingler le volant du jupon, soigneusement. C'est sans doute un peu masochiste de ma part, mais j'aime faire des trucs "chiants". Prendre mon temps pour bien faire...
Alors, j'avance doucement - j'ai un peu de retard pour mon psot du jeudi, mais voilà à quoi ça ressemble à l'atelier en ce moment. Et oui, j'ai des étiquettes personnalisées maintenant !
Jupon taffetas (en cours)Le jupon ressemble à ça maintenant, seulement trois volants en bas (celui du bas est en deux épaisseurs, taffetas et plumetis par-dessus), et moins de volume de fronces. Je suis doucement en train d'y installer le volant en zig zag en plumetis, et le projet sur le haut du mannequin est un haut moderne pour transformer notre jupon 1890's en jupe pour mariée. Parce que le double emploi, c'est chwanana.

Et la question traditionnelle du jeudi qui se retrouve postée le vendredi : et chez vous, il se passe quoi dans l'atelier ? Chez Audrey il y a un beau madras violet à tournure, miam !

2 commentaires:

  1. J'adore les étiquettes personnalisées ! ça fait très pro et ça donne envie de se faire faire un petit quelque chose qui soit vraiment artisanal.

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    1. Vi, je suis très, très contente du rendu. Au verso figure l'adresse de mon site et la mention "fabrication artisanale".

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