2012/10/07

Au sujet des hobbits

Quant aux Hobbits de la Comté, ils étaient, du temps de leur paix et de leur prospérité, de joyeuses gens. Ils se vêtaient de couleurs vives et affectionnaient particulièrement je jaune et le vert ; mais ils portaient rarement des chaussures, leurs pieds ayant la plante dure comme du cuir et étant revêtus d'un épais poil frisé, très semblable à leur chevelure, communément brune. Ainsi le seul métier manuel qui fût peu en honneur chez eux était-il la cordonnerie ; mais ils avaient les doigts longs et habiles, et ils savaient fabriquer bien d'autres objets utiles et agréable à l'œil. Leur visage était en règle générale plus aimable que beau : large, avec les yeux brillants, les joues rouges et la bouche toute prête au rire, au manger et au boire. Et pour ce qui était de rire, de manger et de boire, ils le faisaient bien, souvent et cordialement, car ils aimaient les simples facéties en tout temps et six repas par jour (quand ils pouvaient les avoir). Ils étaient hospitaliers, et ils se plaisaient aux parties ainsi qu'aux cadeaux, qu'ils offraient avec libéralité et qu'ils acceptaient avidement.
L'occasion pour moi de vous montrer un de mes
designs en version papier
Autant le reconnaître tout de suite : à part l'estomac et les doigts, je n'ai pas grand-chose du hobbit. L'estomac restant en général dissimulé à l'intérieur du corps et les doigts n'étant que rarement ce qu'on remarque en premier chez un individu, il y a du challenge pour me transformer en hobbite. Surtout que non, je ne vais pas me trimballer pieds nus au mois de décembre à Grenoble - l'idée étant de ne pas aller voir le film à poil.
Le défi est donc de réussir à transformer la grande perche que je suis en une créature petite et ronde. Ou au moins de faire suffisamment semblant. Première technique : ajouter du volume. Bon, pas partout parce que le look "j'ai mangé un anorak" ne me tente pas particulièrement.  Une jupe bien ample soutenue par des jupons, des épaules élargies par des rabats sur le dessus de l'emmanchure, des manches amples aussi - mais je vais laisser la taille bien cintrée.
Deuxième technique : fractionner verticalement la silhouette. La longueur de la jupe et des manches est calculée pour faire paraître bras et jambes plus courts, et on en rajoute une couche en superposant des jupes de différentes longueurs. Je vais sans doute ajouter également des détails horizontaux qui se répètent sur le devant de la veste et du gilet - rubans, pattes, laçage, je ne sais pas encore précisément.
Tous les tissus sont sortis du stock, de bas en haut : laine bouillie (reste du tailleur de ma maman pour mon mariage) pour la jupe de dessus, drap de laine (reste de ma tournure verte d'hiver) pour la veste, drap de laine (vintage, héritage du placard de grand-maman) pour la jupe de dessous et le gilet, coton Ikea (nappe du mariage recyclée) pour le chemisier et peut-être un jupon et/ou un tablier.
Le seul élément un peu complexe sera bien sûr la veste, qui va nécessiter un peu de travail de patronnage (pas beaucoup, j'ai déjà une base de manteau à ma taille). Peut-être le gilet aussi, quand j'aurai décidé à quoi il va ressembler. Ca devrait me laisser du temps pour faire de jolies finitions, et peut-être quelques décos chwananas.
Ah oui, et les notes en rouge sur le croquis sont en fait en fuchsia, parce qu'un jour je me suis retrouvée avec un stylo fuchsia parfumé à la cerise. Et qu'il faut bien que je l'utilise un jour si je veux m'en débarrasser. Heureusement, il ne sent plus la cerise depuis longtemps.

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