2012/02/02

Ce jeudi à l'atelier : ne faites confiance à personne :

... et surtout pas à quelqu'un à qui il manque une tête !
Ma chère Karringa, mannequin de couture de son état, est bien pratique pour marquer la longueur d'un ourlet sans l'aide d'une tierce personne, mais pour le moulage, il y a des zones dans lesquelles elle ne vaut rien. Comme, par exemple, les épaules.
Une blouse de GN, réalisée il y a un certain nombre de tours de compteur d'après un patron 1898 (pile dans mes projets actuels donc).

J'ai ressortie cette blouse pour avoir un point de départ pour mouler le patron de ma blouse en tartan. La blouse allait bien à la jeune fille qui l'a portée, et reste seyante (quoique non repassée) sur Karringa. Mais sur moi ça coince au niveau des épaules - forcément, vous voyez les deux marques que j'ai faites en blanc sur le tissu ? C'est là que devrait se situer l'emmanchure pour que cette blouse m'aille... J'ai les épaules beaucoup plus étroites que mon mannequin. Je peux me servir du dos de Karringa pour mouler un corsage ou une veste à mes mesures de façon à peu près satisfaisante, mais rendue dans la zone située entre les seins et le menton, c'est simplement la catastrophe, tout est faux. Épaules trop en avant, trop larges, seins trop hauts, thorax trop bombé...
En connaissant un peu les différences entre mon anatomie (ou l'anatomie de ma cliente) et le mannequin j'arrive à corriger un certain nombre de choses avec l'expérience, mais autant le répéter : même en travaillant avec un mannequin, il est toujours, toujours nécessaire de toiler et d'essayer.

Et comme on est jeudi, c'est le jour de poster le petit lien qui va bien vers votre blog !

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