2011/10/30

Une eau-forte pas-à-pas - première partie

C'est les vacances. L'école (des beaux-arts) est fermée, l'atelier est fermé, snif bouhouhouh je suis malheureuse. Pour avoir ma dose de produits chimiques hebdomadaire*, je prépare une plaque à la maison. Et comme c'est jeudi, ben je vous montre, vu que le jeudi, c'est le jour pour montrer ce qu'on fait, sur le blog Our creative spaces. Pour un peu d'inspiration et parce que je suis curieuse et que j'adore voir d'autres artistes travailler, je traduis ça ici par Jeudi à l'atelier (sisi, promis, je vais m'y tenir !).
Oui, bon d'accord, la peinture là, elle est pas de moi, mais de Lucas Cranach l'Ancien (via Wikipédia). Mes parents avaient une reproduction sur poster dans notre maison de vacances quand j'étais petite, je pourrais pour ainsi dire le redessiner de mémoire (à ma façon, bien sûr). C'est l'inspiration pour cette plaque.


Ca par contre, c'est la plaque en question. C'est une plaque de zinc, que je destine à une eau-forte - autrement dit, à être passée dans un bain d'acide qui va creuser certaines zones, zones dans lesquelles je déposerai de l'encre pour l'impression.
La première étape, c'est de polir la plaque jusqu'à ce qu'elle soit aussi lisse qu'un miroir - vous voyez le reflet de ma main et celui du lustre ? Polie, nettoyée, puis dégraissée pour que le vernis adhère bien.
Ensuite, on passe un vernis pour protéger les zones qui ne doivent pas être creusées. On peut choisir de vernir toute la plaque et de faire ensuite sauter le vernis par endroits, ou de créer avec le vernis un dessin en laissant des zones non-protégées.
Sur cette plaque, je vaux combiner les deux techniques. La silhouette de femme à droite sera retravaillée avec une pointe sèche pour y libérer de lignes fines, et la zone de gauche portera des motifs plus larges, tracés au vernis avec un pinceau.


Et tant que j'y suis, l'historienne du costume en moi est intriguée et se demande : mais c'est quoi ce truc tressé qui borde son décolleté, à la madame ?







*oui, parce que bon, il faut le reconnaître, on absorbe pas mal de vapeurs délétères dans la plupart des ateliers de gravure. Il y a des techniques alternatives qui se développent, mais pas encore partout. Pour le moment, je fais avec ce que j'ai : white spirit et vapeurs d'acide.

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