2011/09/27

Du neuf avec du vieux

J'ai compté, j'entame ma deuxième décennie derrière la machine coudre. Et pour en quelque sorte fêter cet anniversaire (et pas du tout parce que je suis à court de vêtements chauds et féminins, pas-du-tout), je me repenche sur une euh... vieillerie est le terme je crois. Il y a dix ans, je me suis retrouvée loin de ma machine et en manque de couture, et je me suis fait une cape, en grande partie à la main donc, dans un chouette tweed. Avec le temps, il n'y a guère plus que le tissu qui soit chouette. Le dedans... ooooouhlàlà, mais comment ai-je osé commettre ça ? C'est simple, il n'existe même pas de photos de moi portant la cape. Elle était chaude, doublée façon doudoune et tout, mais le patron... non ne fait ce n'était même pas un patron !



Arrondir l'ourlet ? Il faut faire ça ?


Mais je l'ai dit et je le redis : on a tous débuté un jour, la pratique, y a que ça de vrai pour s'améliorer !, Donc j'ai sorti les ciseaux, raccourci la cape (ça lui évitera un peu d'usure supplémentaire à coups d'accrochage dans les ronces), re-aligné les fentes pour les mains entre le tweed et la doublure, rajouté des pinces pour rapprocher le haut de mon tour de cou.
J'ai remis ensemble doublure et extérieur et puis j'ai posé le tout sur un mannequin pour quelques jours. Comme ça ce qui doit s'étirer à cause du poids du tissu s'étirera et je pourrai faire un ourlet bien propre et régulier après ça !
J'ai aussi ramené la capuche à des dimensions moins «La Force est puissante en toi jeune Skywalker, mais tu n'es pas encore un Jedi...», à encore il a fallu séparer doublure et extérieur et retailler le tout. Et surjeter beaucoup, parce que le tweed s'effiloche à vue d'œil.
Encore un peu de travail et j'aurai une jolie cape pour aller dans les bois ! Avec déjà des peluches et un air de doudou parce qu'il faut bien le dir,e en dix ans je l'ai pas mal portée, même si elle tombait comme un sac...

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